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Dashboard sur-mesure : 5 cas où il change la donne

Dashboard sur-mesure : 5 cas où il change la donne

Vous ouvrez Excel chaque matin. Vous copiez des données depuis trois outils différents, vous créez un tableau croisé dynamique, vous ajustez les formules, et au bout de 45 minutes vous avez enfin une vision à peu près claire de votre activité. Jusqu'à demain, où vous recommencez.

Ou alors, vous utilisez un outil SaaS qui génère des rapports. Sauf que les graphiques ne montrent pas ce que vous cherchez, les filtres ne correspondent pas à votre métier, et il manque toujours le croisement de données qui vous intéresse vraiment.

Un dashboard sur-mesure résout ce problème. Pas un outil générique de plus, mais un tableau de bord conçu spécifiquement pour votre activité, avec vos données, vos indicateurs et votre logique métier. Voici cinq situations concrètes où un dashboard personnalisé a fait une vraie différence.

Pourquoi un dashboard générique ne suffit pas

Les outils de reporting standard (Google Analytics, Power BI, les dashboards intégrés aux CRM) couvrent des besoins courants. Mais ils partagent tous la même limite : ils ne connaissent pas votre métier.

Un dashboard générique vous montre des données. Un dashboard sur-mesure vous montre des réponses. La nuance est importante. "Le chiffre d'affaires du mois est de 45 000 euros" est une donnée. "Le CA des clients de plus de 2 ans a baissé de 12% ce mois-ci, concentré sur le segment produit A dans la région Sud" est une réponse actionnable. Vous savez immédiatement quoi investiguer.

L'autre problème des outils standards, c'est la dispersion. Vos données commerciales sont dans votre CRM. Vos données financières dans votre logiciel comptable. Vos données opérationnelles dans un tableur. Un dashboard sur-mesure agrège tout ça en un seul endroit. Plus de copier-coller, plus de fichiers Excel volants.

Cas 1 : Une agence immobilière qui perdait des mandats

Le contexte

Une agence immobilière de 12 agents gérait son activité avec un CRM standard du secteur. Les agents saisissaient leurs visites, leurs offres et leurs mandats. Le directeur d'agence recevait un rapport PDF mensuel de 35 pages.

Le problème

Le rapport arrivait trop tard et contenait trop de chiffres bruts. Le directeur ne voyait pas quels agents avaient des mandats qui allaient expirer dans les 15 prochains jours. Il ne repérait pas les biens en ligne depuis plus de 60 jours sans visite (signe d'un prix trop élevé ou d'une annonce mal rédigée). Résultat : des mandats perdus par manque de réactivité. L'agence estimait perdre 3 à 4 mandats par trimestre de cette façon.

La solution

Un dashboard sur-mesure connecté au CRM existant, avec trois vues principales. La vue "Alertes" montrait les mandats arrivant à échéance sous 30 jours, les biens sans visite depuis 3 semaines et les offres en attente de réponse. La vue "Performance" affichait le pipeline de chaque agent en temps réel. La vue "Marché" croisait les prix au mètre carré des biens de l'agence avec les données du marché local.

Le résultat

6 mois après la mise en place, le taux de renouvellement des mandats est passé de 62% à 81%. Le temps moyen de vente a baissé de 15% grâce à des ajustements de prix plus rapides. Le directeur a remplacé 2 heures hebdomadaires de lecture de rapports par 15 minutes de consultation du dashboard chaque matin.

Cas 2 : Un e-commerçant qui ne comprenait pas ses marges

Le contexte

Un e-commerçant spécialisé dans les accessoires de sport, avec un catalogue de 800 références, utilisait Shopify pour la vente et un tableur pour le suivi des marges. Le chiffre d'affaires mensuel tournait autour de 120 000 euros.

Le problème

Le dirigeant connaissait son CA global, mais pas sa marge réelle par produit. Les coûts d'achat variaient selon les fournisseurs et les volumes. Les frais de livraison dépendaient du poids et de la destination. Les retours produits grignotaient la marge sans que personne ne les attribue au bon produit. Le tableur de suivi comptait 15 onglets et personne d'autre que le fondateur ne savait s'en servir.

La solution

Un dashboard connecté à Shopify, au logiciel de gestion fournisseurs et au module de retours. Chaque produit affichait sa marge nette réelle, calculée en intégrant le prix d'achat (actualisé au dernier bon de commande), les frais de port moyens, le taux de retour et les coûts de traitement. Un système d'alerte signalait les produits dont la marge passait sous un seuil configurable.

Le résultat

Le dirigeant a découvert que 23% de ses références avaient une marge nette inférieure à 5%. Certains produits étaient même vendus à perte une fois les retours comptabilisés. En 3 mois, il a supprimé 40 références non rentables, renégocié les tarifs de 3 fournisseurs et augmenté sa marge globale de 4,2 points. Sur un CA annuel de 1,4 million d'euros, ces 4,2 points représentent 58 800 euros de marge supplémentaire par an.

Cas 3 : Un cabinet de conseil qui pilotait à vue

Le contexte

Un cabinet de conseil en management, 8 consultants, facturait au temps passé. Les consultants remplissaient leurs feuilles de temps dans un outil de timetracking. La facturation se faisait dans un autre outil. Les projections de charge étaient gérées dans un tableur partagé.

Le problème

Le dirigeant ne savait jamais vraiment si le cabinet allait bien ou pas. Le taux d'occupation des consultants, la marge par mission, le CA prévisionnel à 3 mois : toutes ces informations existaient quelque part, mais il fallait 2 heures pour les compiler manuellement. La dernière fois qu'il avait fait l'exercice, il avait découvert qu'un consultant senior facturait à 850 euros/jour sur une mission qui avait été vendue à 700 euros/jour. Personne ne s'en était rendu compte pendant 3 mois.

La solution

Un dashboard centralisé qui croisait les données du timetracking, de la facturation et du planning prévisionnel. Trois indicateurs principaux en haut de page : taux d'occupation moyen (cible 75%), marge moyenne par mission (cible 35%), CA prévisionnel à 90 jours. En dessous, un tableau par mission montrant le budget consommé versus le budget vendu, avec un code couleur (vert, orange, rouge) selon l'écart.

Le résultat

Les dépassements de budget sont repérés en temps réel au lieu d'être découverts à la facturation. Le taux d'occupation moyen est passé de 68% à 77% grâce à une meilleure visibilité sur les disponibilités. Le dirigeant a estimé un gain annuel de 95 000 euros, réparti entre la réduction des dépassements non facturés et l'optimisation du staffing.

Cas 4 : Une chaîne de restaurants qui gaspillait ses stocks

Le contexte

Un groupe de 4 restaurants dans une même ville, environ 300 couverts par jour au total. Les commandes fournisseurs se faisaient au ressenti par chaque chef de cuisine. La gestion des stocks reposait sur des comptages manuels hebdomadaires.

Le problème

Le gaspillage alimentaire représentait entre 8% et 12% des achats selon les restaurants. Certains jours, il manquait des ingrédients pour les plats du menu (rupture). D'autres jours, des produits frais finissaient à la poubelle. Personne ne pouvait corréler les achats avec la fréquentation réelle car les données étaient dispersées entre la caisse (tickets), les bons de commande (papier) et les inventaires (tableur).

La solution

Un dashboard alimenté par trois sources : le logiciel de caisse (plats vendus par jour et par restaurant), les commandes fournisseurs (dématérialisées) et les inventaires (saisis sur tablette). Le tableau de bord affichait le gaspillage estimé par produit, les prévisions de consommation basées sur l'historique de vente et les suggestions de commandes pour la semaine suivante.

Le résultat

En 6 mois, le gaspillage alimentaire est passé de 10% en moyenne à 5,8%. Sur un volume d'achats annuel de 480 000 euros pour les 4 restaurants, cette réduction représente une économie de 20 160 euros par an. Les ruptures de stock ont aussi diminué de 40%, ce qui améliore l'expérience client.

Cas 5 : Une startup SaaS qui ne voyait pas le churn arriver

Le contexte

Un éditeur SaaS B2B avec 340 clients abonnés et un MRR (revenu mensuel récurrent) de 28 000 euros. L'outil proposait un dashboard client basique intégré à la plateforme, mais le suivi côté interne se faisait via des exports CSV et des tableaux croisés dynamiques.

Le problème

Le taux de churn (désabonnement) tournait autour de 6% par mois. Le fondateur le découvrait chaque fin de mois en comptant les abonnements résiliés. Aucune visibilité en amont. Il ne savait pas quels clients étaient "à risque" avant qu'ils ne partent. Les signaux faibles existaient (baisse de connexion, tickets support non résolus, features non utilisées) mais personne ne les surveillait.

La solution

Un dashboard interne affichant un score de santé par client. Ce score combinait 5 indicateurs : fréquence de connexion (comparée aux 3 derniers mois), nombre de fonctionnalités utilisées, tickets support ouverts et non résolus, nombre de jours depuis le dernier contact commercial, et proximité de la date de renouvellement. Chaque client apparaissait en vert (sain), orange (attention) ou rouge (risque élevé).

Le résultat

L'équipe commerciale a commencé à contacter proactivement les clients "orange" et "rouge". En 4 mois, le churn mensuel est passé de 6% à 3,8%. Sur un MRR de 28 000 euros, chaque point de churn réduit représente environ 3 360 euros de revenu préservé par mois, soit 40 320 euros par an. Le dashboard s'est rentabilisé en moins de 2 mois.

Les composants clés d'un bon dashboard

Ces cinq cas partagent des caractéristiques communes. Un bon dashboard sur-mesure repose sur quelques principes.

Des données centralisées

Le dashboard tire ses données de plusieurs sources (CRM, logiciel de caisse, outils de gestion, APIs tierces) et les agrège en un seul endroit. C'est souvent la première valeur perçue par les utilisateurs : ne plus jongler entre les outils.

Des indicateurs métier, pas des données brutes

Un bon dashboard ne montre pas "toutes les données". Il montre les 5 à 10 indicateurs qui comptent vraiment pour piloter l'activité. Chaque indicateur répond à une question métier précise. Si un graphique ne déclenche pas de décision ou d'action, il n'a rien à faire sur le dashboard.

Des alertes automatiques

Les utilisateurs ne devraient pas avoir besoin de consulter le dashboard toutes les heures pour repérer un problème. Le système envoie une notification (email, Slack, SMS) quand un indicateur dépasse un seuil critique. Le dashboard devient proactif, pas seulement consultable.

Une interface lisible en 30 secondes

Si l'utilisateur met plus de 30 secondes à comprendre la situation globale, le dashboard est raté. L'information la plus importante est en haut, en grand, avec un code couleur clair. Les détails sont accessibles en un clic pour ceux qui veulent creuser, mais la vue principale donne la photo d'ensemble instantanément.

Une architecture évolutive

Les besoins changent. Les indicateurs pertinents aujourd'hui ne seront pas forcément ceux de dans 6 mois. Un dashboard bien conçu permet d'ajouter de nouveaux indicateurs, de connecter de nouvelles sources de données et de modifier les vues sans tout reconstruire.

Chez Vizion Web, on développe des dashboards sur-mesure en React et Next.js qui se connectent à vos outils existants. On commence par identifier vos 5 indicateurs clés avec vous, on construit une première version en 4 à 6 semaines, puis on itère en fonction de votre usage réel. Si vous passez encore vos lundis matin à compiler des données dans Excel, il est peut-être temps d'en parler.

Questions fréquentes

Combien coûte un dashboard sur-mesure ?

Le budget dépend du nombre de sources de données à connecter, de la complexité des calculs et du nombre de vues. Un dashboard simple (2-3 sources, 5-8 indicateurs, 1 vue principale) se situe entre 8 000 et 15 000 euros. Un dashboard complexe (5+ sources, calculs métier avancés, alertes automatiques, plusieurs rôles utilisateurs) monte entre 15 000 et 35 000 euros. L'hébergement et la maintenance représentent ensuite 100 à 300 euros par mois.

Est-ce que mes outils actuels sont compatibles ?

La plupart des outils modernes (Shopify, HubSpot, Salesforce, Stripe, les logiciels de caisse, les outils de timetracking) proposent des APIs qui permettent de récupérer les données automatiquement. Pour les outils plus anciens sans API, on peut souvent travailler avec des exports automatisés ou des connecteurs intermédiaires. Lors du premier échange, on fait un audit rapide de vos outils pour évaluer la faisabilité.

Faut-il remplacer nos outils actuels pour avoir un dashboard ?

Non. Le dashboard se connecte à vos outils existants et affiche les données de façon centralisée. Vos équipes continuent d'utiliser les mêmes outils au quotidien. Le dashboard ne remplace rien, il ajoute une couche de vision et de pilotage au-dessus de ce qui existe déjà.